Le site français des allergies aux pollens
Le Réseau National de Surveillance AérobiologiqueRNSABulletin d'Alerte
 

Plantes


Cependant, les plantes en villes sont nécessaires à notre environnement, à l'aspect de nos villes et même à notre moral. Une bonne prise en compte du problème des allergies ne passe pas par une suppression de toutes les plantes incriminées, le résultat serait à l'inverse des objectifs sanitaires poursuivis. Il s'agit au contraire d'une réflexion raisonnée sur l'organisation et la gestion des espaces verts. L'allergie ne doit pas supplanter d'autres considérations, mais être un facteur pris en compte dans le choix d'un projet.

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Les fruits épineux s´accrochent fréquemment aux poils des animaux et vêtements favorisant ainsi la dissémination. Très développée dans la région lyonnaise, l´ambroisie a fait l´objet de plusieurs campagnes d´arrachage. Cette plante appartient à la famille des Composées tubuliflores (ou astéracées) et le genre ambrosia compte environ 20 espèces originaires d´Amérique: ambrosia coronopifolia, plante vivace à rhysomes rempants, a.trifida aux feuilles palmatilobées à 3-5 lobes, xanthium strumarium, lampourde glouteron provoquant des paralysies chez le bétail, galinsoga parviflora et ciliata.

Cette ambroisie-là est venue clandestinement d´Amérique du Nord et son arrivée en France fait l´objet d´une controverse: pour certains, elle aurait été introduite en 1863 par un lot de graines de trèfle rouge. Pour d´autres, la contamination incidente est due aux avions américains qui auraient colporté des graines pendant la seconde guerre mondiale. Dans tous les cas, son arrivée en France ne remonte pas à plus d´un siècle et cette plante poursuit son invasion dans les champs de tournesols de l´Allier et de la Limagne du Nord. L´ambroisie, ambrosia artemisiifolia, est une plante annuelle, assez grande (de 30cm à 1,80m). Les tiges sont robustes, ramifiées, souvent rougeâtres. Les feuilles sont le plus souvent opposées, généralement pennatilobées, avec des divisions lancéolées, à revers verdâtres. La floraison a lieu à la fin de l´été, jusqu´à l´automne.

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Que le pollen d´arbre ou herbacée soit émis en grande quantité. C´est le cas des plantes anémophiles graminées, ambroisies, cyprès, bouleau. Les pollens de plantes entomophiles comme le mimosa (reproduction et transport par les insectes) peuvent provoquer des réactions de voisinage.

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Tous les pollens ne sont pas allergisants. Pour provoquer des symptômes d´allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l´homme. Seules les plantes anémophiles disséminent les grains de pollens par le vent ; alors que les plantes entomophiles nécessitent l´intervention d´un insecte pour assurer leur fécondation en transférant le pollen de la fleur mâle d´origine à la fleur femelle réceptrice.

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Enfin, l'usage de la haie est actuellement repensé dans les villes. L'originalité est aussi un bon moyen d'éviter les allergies, par exemple en utilisant des plantes grimpantes montées en haie.

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Plantain vient de plantago du nom latin de ces végétaux. Ce nom dérive lui-même du latin planta qui signifie plante des pieds. Différents plantains sont ou ont été utilisés en médecine. Le plantain commun servait à préparer un hydrolat employé en collyre; le plantain des sables, plantago arenaria, ou psyllium fournit des semences laxatives. Les paysans connaissaient bien le plantain comme pansement d´urgence en cas de blessure et si nous en croyons Pline, il guérirait 24 maladies. Les feuilles écrasées et appliquées sur les piqûres d´ortie, calmeraient rapidement la douleur. Communs dans les pâturages, les plantains sont toutefois peu attirants pour le bétail, seules les graines sont recherchées par les petits oiseaux.

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En effet, dans le choix des graminées ornementale on doit s'inquiéter de la nature de la floraison et donc par conséquent de la production de pollen. On peut choisir des espèces qui ne font pas beaucoup de fleurs ou des espèces qui ne fleurissent pas souvent. Un bon moyen pour cela est de privilégier les espèces dont l'intérêt décoratif est lié au feuillage, ces plantes ont souvent des floraisons peu importantes et ainsi émettent moins de grains de pollen dans l'atmosphère.

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Pour cela les plantes qui figurent dans ce site sont décrites sous formes de fiches, classées en fonction de trois potentiels allergisants : faible, moyen et fort. Selon ces différents potentiels allergisants l'attitude à adopter n'est pas la même, la concentration d'espèces allergisantes nécessaire à déclencher une allergie est différente. Les informations présentées dans ce site vous permettent de savoir quelle proportion d'une plante vous pouvez planter.

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La réduction des plantes spontanées allergisantes, passe par une prise en charge des espaces libres. Il faut éviter de laisser sans entretien des espaces en friche, des bordures de routes, des terrains vagues et des terrains où se déroulent les chantiers, car ces espaces sont propices à leur développement.

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